Par fil spécial, comme l’indique son sous-titre, est le «carnet d’un secrétaire de rédaction». Série d’anecdotes mordantes et de portraits acerbes, le livre relate avec cynisme le quotidien d’un journal, La Dernière Heure (nommé L’Uprême dans le livre), où André Baillon a travaillé pendant plus de dix ans (1906 à 1920). 

En vingt-quatre courts chapitres qui sont comme autant de chroniques, les travers du monde journalistique, les pratiques douteuses des rédacteurs et les inconséquences du métier sont narrés avec force vivacité et ironie. Pour Baillon qui a si mal vécu ses années de journalisme, c’est aussi un moyen de mettre en évidence l’assujettissement absurde des journalistes à la constante et parfois irréalisable injonction de la nouvelle « fraîche », à l’urgence des horloges qui tournent, à la nécessité du texte facile à lire, à l’obligation du fait divers, à la superficialité d’une écriture vouée à être éphémère.

 

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