Les courts textes qui composent Nous avons de pluie assez eu sont autant de petits morceaux d’une vie dans la campagne irlandaise. En ornithologue peu avisée, Erica Van Horn traque les oiseaux croisés au hasard, ainsi que leurs interactions involontaires avec la société humaine : la fierté de celui ou celle qui aura aperçu « la première hirondelle », au moment du retour de ces oiseaux ; l’agacement des habitants face à leurs voitures, maisons et meubles de jardin couverts d’excréments ; un pigeon mort qui devient une représentation de l’absence…

Avec légèreté et délicatesse, Erica van Horn propose un recueil ornithologique inattendu, poétique, où il ne s’agit pas tant de reconnaître les oiseaux que de les observer dans leurs rencontres improvisées avec les humains.

« Nous sommes réveillés à cinq heures tous les matins par une cacophonie de chants d’oiseaux. Le volume est extraordinaire et en contraste total avec le bruit d’herbe déchirée que font les vaches dans le pré d’à côté. Le bruit des vaches broutant de l’herbe est un son doux. C’est un murmure en comparaison du pépiement des oiseaux. Je devrais l’appeler le chœur de l’aube, mais il est beaucoup trop rauque pour un chœur. »

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