Simon Cutts se dit à la fois poète et artiste visuel, ou inversement. Cette tournure n’est pas désinvolte ou malicieuse, mais vécue intensément, dans la mesure où il conçoit sa poésie comment une pratique artistique. Simon Cutts insiste sur le fait que le livre n’est pas simplement le véhicule de la poésie, mais est lui-même partie prenante de la forme du poème. Ses poèmes sont disposé sur la page de manière a ce que chaque mot imprimé soit une entité visuelle autonome – une série d’entités que le lecteur organise et comprend avec son expérience, son imagination et sa volonté même de créer un monde sensible.

La raison d’être et l’esprit fondamental des vers de Simon Cutts seraient ainsi définis, non sans une pointe d’humour très britannique, par Stuart Mills : «Les domaines propres à la poésie sont les saisons, les sentiments, les boissons non alcoolisées, certaines espèces  de fleurs, certains arbres. Les domaines inacceptables sont la pornographie, les drogues, la guerre, soi-même. Les adjectifs sont à proscrire».

Monotononie fait suite au recueil Monotonie publié en 2010. Le jeu poétique continue, sous de nouvelles couleurs.

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