Le présent recueil réunit les textes que Nicolas Bouvier a écrit sur la photographie entre 1965 et 1996, issus de préfaces, articles de presse, introductions à des catalogues d’exposition, etc. Parmi eux, certains relatent également son activité de « chercheur-traqueur d’images », qui aura été son gagne-pain durant près de trente ans.

Photographe à ses débuts (par nécessité), portraitiste (par accident), chroniqueur («aliboron ») : la photographie est une constante dans le parcours de l’écrivain voyageur. Nicolas Bouvier s’intéresse à la photographie parce qu’il entretient un rapport passionnel à l’histoire de l’estampe. Les images qu’il affectionne n’appartiennent jamais à la « grande » peinture classique mais toujours à l’art populaire. Dans les textes qui composent ce recueil, il est beaucoup question de ses tâtonnements : l’important pour l’écrivain étant d’élaborer une esthétique de l’effacement puis de se « forger une mémoire iconographique». Il tirera son enseignement de ses nombreux voyages et des recherches infatigables dans les bibliothèques du monde entier.

Outre son propre travail photographique, Nicolas Bouvier a par ailleurs observé et relaté sans cesse les images de ses contemporains et de ses pairs. Il est l’ami de Jean Mohr, John Berger, Nicolas Faure, Jacques Thévoz… et l’admirateur de Paul Strand, Edward Weston, Ansel Adams, Gustave Roud.

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