Claude Tabarini, sorte de touriste curieux, dans sa propre ville ou ailleurs, écrit au jour le jour des observations qui sont comme autant de petites vignettes à déguster. Des moments fugaces, des fragments de réel posés sur la page pour qu’ils continuent à exister. Que se soit par de brèves notations, des poèmes, des haïkus ou des textes plus long – sortes de chroniques –, Tabarini n’a de cesse de révéler les morceaux de poésie qui traversent l’ordinaire.

Claude Tabarini, allié de son illustratrice Marfa Indoukaeva sont des flâneurs urbains et, chacun à sa façon, ils prennent note de l’ordinaire, nourris par un sens de l’observation aigu, attentifs aux changements de saisons, aux bruissement des villes, aux éclats du quotidien. Les textes et les gravures se démultiplient dans l’espace de la page pour mieux donner à sentir les miroitements de la vie de tous les jours, celle qu’on oublie parfois de regarder, et que les artistes nous permettent de réenchanter.

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