Annie Dillard est née en 1945 à Pittsburgh, en Pennsylvannie. Elle y a passé son enfance et son adolescence. Elle a ensuite suivi des études de littérature à la Hollins University et l’œuvre de Henry David Thoreau fut son sujet de thèse.
Elle a, par ailleurs, épousé son professeur d’écriture, le poète R. H. W. Dillard. A la fois romancière, essayiste, poète et peintre, bon nombre de ses ouvrages, ­dont Une enfance américaine, son autobiographie, Pèlerinage à Tinker Creek (qui a obtenu le prix Pulitzer en 1975), Les Vivants, L’Amour des Maytree et En vivant, en écrivant ont paru chez Christian Bourgois.
On associe souvent Annie Dillard à la « génération Montana ». Une grande curiosité la caractérise et fait d’elle un être passionné, attentif, vif. Il s’agit pour Annie Dillard de recourir de manière vitale à la lecture, à l’écriture pour revenir à l’observation de la nature, du paysage, de l’environnement, insaisissables, et vice-versa. Elle conçoit en effet son rapport à la lecture et l’environnement comme une extension, voire un élargissement de son propre horizon. L’observation réaliste et la contemplation des variations d’un monde vivant, constamment incertain, constituent donc le cœur de sa poésie. « All those things for which we have no words are lost / Toutes les choses pour lesquelles nous n’avons pas de mots sont perdues », a-t-elle écrit. Selon Nathalie Crom (Télérama) Dillard est l’héritière directe et moderne d’Emerson, de Whitman et de Thoreau.