David Antin
« Je n'ai jamais su quelle heure il était »
[...] une femme qui avait suivi le déroulement de mon intervention apparemment avec un très vif intérêt est accourue vers moi et m’a dit dans un grand soulagementdieu merci j’avais tellement peur que les mots vous échappentmais il n’y avait pas de motsmes performances ne sont pas des discours ce sont des pensées et des méditations je viens avec des préoccupations et des réflexionsavec des questions et de quoi penser et même des obsessions mais il n’y pas de mots pas d’avance je pourrais employer le mot « improvisations » je l’ai fait auparavant mais j’ai fini par me méfier de ce que la plupart des gens y mettent l’idée de partir d’une page blanche personne ne part d’une page blanche ni charlie parker ni homère ni ludwig wittgenstein ne sont partis d’une page blanche chacun à sa façon considérant un terrain déjà bien connu qu’ils ont renouvelé en le considérant à leur touret c’est ce qu’étaient ces pièces au départ quand je les ai parlées la reconsidération d’un terrain un vieux terrain l’expérience du tempsde la répétition du souvenir et de l’oubli voilà pour ce qui est de l’origine [...] Traduction de Pascal Poyet
Titre original : i never knew what time it was
192 pages, 170x200cm,
parution : printemps 2008,
Prix de vente : CHF 32.– / € 20,-
ISBN : 978-2-940358-16-8


David Antin, repères biographiques