Tout part d’un match de football auquel un jeune homme de treize ans assiste en 1974, ou 1975 peut-être, en compagnie de son camarade Thierry Jehl. Cinq lustres ont passé. Le jeune homme, qui a singulièrement vieilli, traverse ce Metz-St Étienne des années soixante-dix, et revoit vibrer le stade Saint-Symphorien, haut lieu de purgation des passions. Précisément juché dans les populaires, il s’interroge sur ce saint méconnu qui a donné son nom au stade, et tente de déchiffrer la sainteté à la fois cachée et partout présente, dans le langage, sur la pelouse et dans nos vies… Ses réflexions lui font revivre un autre match où il n’était pas spectateur, mais joueur : match catastrophe, événement marquant de sa vie débutante…

Cependant le théâtre lui ouvrira ce jour-là ses bras féminins. Il remonte à la source de cet amour du théâtre.
À l’adolescence, période de la vie où les choix s’imposent, trois pôles particulièrement l’auront magnétisé: le football, la religion et le théâtre. Aujourd’hui, il les relie, débat avec lui-même et sa solitude. Se projetant dans des tableaux d’Antonello da Messina, d’Ingres et du Pontormo, il réinvente sa propre épopée et celle du FC Metz, dans un langage direct et naïf, sachant que «ce dont on ne peut parler, c’est cela qu’il faut dire…»

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