Avec Une odeur de renfermé, pas trop gênante, l’écriture doit s’accomoder de l’extériorité absolue du non-littéraire: une lettre, la transcription mot à mot d’un dialogue absurde et répétitif, un inventaire notarial. Autant de documents qui dérangent, empêchent, obstruent, détournent le cours d’un récit, déjà pas mal divisé, qui doit les englober, les dépasser, pour poursuivre son cheminement, mais qui n’aurait aucune légitimité à exister sans eux, puisqu’il n’est qu’une tentative pour les mettre en relation les uns avec les autres. Et pour finir, tout se tient — plus ou moins. Mais vivre, c’est sans doute ça: accepter un peu d’incohérence, du jeu entre les pièces du puzzle, des manques, des vides, pour pouvoir postuler, globalement, qu’il y a malgré tout du sens.

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