«Il m’a fallu quelques heures pour charger le vélo, tracer mon chemin en fluorescent sur la carte au vingt-cinq millième et partir. J’aime rouler. J’aime les questions. Arriver est secondaire. Répondre à l’infini seul compte. Une réponse annulant l’autre, on demeure dans le mouvement perpétuel.»

Les Trois divagations sur le mont Arto ne sont pas le récit d’un voyage. S’il y a bien déplacement, à vélo et dans les Alpes, celui-ci est l’occasion d’une recherche. Le minuscule (un chien, un sapin, un gland, un cri, une rencontre, une minute de sommeil) est confronté aux idées pesantes qui ordonnent nos vies (liberté, responsabilité, violence). Alexandre Friedrich roule, il parle, il se mouille, il jure, il raconte qu’il a roulé, qu’il a plu et qu’il a juré – mais, est-on tenté de dire, là n’est pas la question. Le lecteur est confronté à des divagations (au sens baudelairien).
Les trois parties des Trois divagations sur le mont Arto (Proximités et au-delà, Friction chaos, Gouverner un arbre) ont été écrites au cours de l’été 1999. Ce qui fut vécu cet été-là, fut aussitôt consigné dans des carnets, puis le vélo remisé dans la cave, réécrit.

Comments are closed.