Les mots découpent un espace dans l’espace, ils fragmentent le quotidien. Ce livre n’est constitué que d’éléments intimes, et pourtant le propos n’est jamais «autocentré». Anecdotes et sensations se suffisent à eux-mêmes et forment un monde en soi. Des images aux mots, il ne peut y avoir qu’un trait d’union, une même poétique. Maya White, dans les notes qui constituent le petit volume sorti en 2001 intitulé Anfall, nous décrit le quotidien d’un séjour à Berlin. Puis plus rien, aucune publication pendant près de dix ans. La vie continue et c’est ce qui nous est raconté dans Trente-trois papillons, une série de fragments écrits ces dernières années

Les commentaires sont fermés.