Dans la fuite insensée des jours, essayer de capter comme le scintillement du temps. (…) Ecrits sur le motif, ou marmonnés de mémoire, ces poèmes espèrent dans leur concision faire tenir le fragment d’un monde, et au final composer un univers par leur constellation multicolore. Se promènent sous ce ciel un poète fantôme, un amateur de nuages, des silhouettes familières, des passants peu considérables et quelques animaux. Tout se passe – presque rien – dans une cuisine ou une chambre, dans la rue ou la forêt, au bord du fleuve ou de l’évanouissement, sous le vent, la neige, la pluie ou le soleil. «Le bonheur de noter des “riens” quand il y a un certain bonheur à vivre», écrivait Paul de Roux. Et même quand l’existence est tourment.

 

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