Paru en 1930, By the Waters of Manhattan – seul roman ayant vu le jour du vivant de l’auteur – est une œuvre essentiellement autobiographique. La première partie du livre relate la destinée de la famille Volsky dans la Russie du XIXe siècle. Le père, homme sensible, instruit et pieux, se voit forcé, pour nourrir sa famille sans cesse croissante, de se déplacer d’une ville à l’autre à la recherche d’emplois toujours précaires. L’héroïne de ce livre est toutefois Sarah Yetta Volsky, la fille aînée, qui ne rêve que d’étudier, mais est obligée de travailler pour seconder sa mère dès son plus jeune âge. Après la mort du père, plus rien ne retient Sarah Yetta de partir en Amérique dans l’espoir d’y découvrir une vie meilleure. Elle réussit, non sans peine, à trouver du travail en tant que couturière et finit par épouser un ami d’enfance, Saül Rubinov, qui lui aussi a quitté la Russie. Dans la seconde partie du livre, Charles Reznikoff nous raconte alors l’histoire d’Ezekiel, l’un des fils de Sarah Yetta, qui, épris de littérature, transforme un vétuste dépôt en librairie…

 

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