La poésie qu’a inventée Pierre Garnier depuis un demi-siècle se distingue par le fait qu’elle utilise à la fois les mots et le dessin. Simples esquisses, les dessins sont associés à une légende ou une définition. Les mêmes mots ou les mêmes dessins peuvent être générateurs d’associations très diverses et permettent aux lecteurs de redécouvrir une langue que l’usage a banalisé. La lecture se transforme alors en un acte de création.

Points, lignes, soleil, en plus de rassembler plusieurs des poèmes « texte-image »  de Garnier, a pris le parti de les traduire à la fois typographiquement et dans une multitude de langues (italien, espagnol, portugais, anglais, arabes, chinois, japonais…). Les poèmes ainsi produits veulent rendre justice au travail de compression, raréfaction, simplification auquel Garnier a voulu soumettre le langage, tout en réfléchissant au processus de traduction qui permet lui aussi de réinventer les liens du texte à l’image.

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