La danse a toujours cherché son inscription sur le papier. Mettant au défi l’écriture, lorgnant vers la musique, ses partitions et son solfège, cherchant des outils d’analyse, de création et de mémoire, elle cherche sans relâche sa traduction en deux dimensions.

Les partitions de Cindy Van Acker sont des principes actifs, des modèles froids, sériels, parfois quasiment mathématiques, qui servent pourtant à faire décoller les corps au-delà du réel. Et c’est peut-être le désir secret qui anime ce projet : enquêter sur la transposition de systèmes combinatoires plats sur des êtres dansants. Essayer de comprendre où, comment, par quel effet il peut y avoir transmutation. Feuilles de route pour l’interprète, certaines de ces partitions sont directement embarquées, inclues dans la performance de la pièce. Ce qui est un fait assez rare. Elles peuvent ainsi acquérir un statut plastique assumé, visible, qui infléchit soit la scénographie, soit le costume, soit encore le maquillage puisque les notations se déposent parfois à même la peau du danseur. Comme une greffe chorégraphique.

Partituurstructuur permet d’entrer dans la danse de Cindy Van Acker par la présentation et l’analyse de sa notation sur papier, tout en ouvrant des fenêtres sur la perception de cette danse par une poignée de spectateurs singuliers.

Avec les contributions de Mathieu Bertholet, Romeo Castellucci, Ildiko Dao, Simon Hecquet, Michèle Pralong, Pascal Rambert, Asta Van Acker, Eric Vautrin.

Lien: Cindy Van Acker, cie greffe

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