Le recueil Les Alpes nous projette à la suite du géographe et de ses amis en plein cœur de l’Europe, dans ce que Reclus considérait comme sa colonne vertébrale. Un espace pétri d’échanges, appelant les liens, nourrissant le mouvement ; dans les faits faisant de la montagne et de ses alentours un monde ouvert. Si par ailleurs la « frontière » demeure, elle permet à de nouvelles formes de liberté et d’autonomie d’exister.

Élisée Reclus entretint tout au long de sa vie un rapport intime avec les grandes Alpes, que ce soit lors de ses nombreuses excursions, préalable indispensable pour l’écriture de guides de voyage touristiques Joanne, ou lors de son long exil en Suisse. Il disait qu’une existence est incomplète, lorsqu’il lui manque la joie d’un voyage dans Les Alpes.

Qui aime vraiment un lieu, un espace, sait qu’il s’agit d’en conserver et d’en augmenter la beauté. Élisée Reclus décrit le monde alpin avec force et conviction. Pour nous accompagner dans cette découverte sensible, deux  proches de Reclus : l’anarchiste James Guillaume (1844-1916) et le cartographe Charles Perron (1837-1909).

 

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