«J’étreindrai la langue et, la terrassant, lui ferai rendre gorge et jusqu’à son dernier secret, et jusqu’à ses richesses profondes, afin qu’elle me découvre son intérieur et qu’elle m’obéisse et me suive rampante, par la crainte, et parce que je l’ai connue et intimement fouillée. Alors, m’obéissant, tout me sera donné, le ciel, la mer et les espaces de la terre – et tout le cœur de l’homme.»
C. F. Ramuz, Journal, tome II, Slatkine, Genève, 2005, p. 40.

«Une œuvre rare, d’une fraîcheur qui soulève, à la fois terrestre et céleste. Quelque chose comme un chant d’amour portant à la connaissance du monde un coin de campagne campé dans toute sa singularité, en même temps qu’investi d’une dimension universelle.»
Jil Silberstein, préface à la présente édition du Petit Village.

Premier recueil de poèmes de Charles Ferdinand Ramuz, Le Petit Village n’était jusqu’à ce jour disponible qu’au sein des œuvres complètes. Nous tenions à redonner à ces vers – qui sont à l’image de l’aphorisme de l’écrivain portugais Miguel Torga, « L’universel, c’est le local moins les murs » – un espace qui leur soit propre.

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