Le droit de vivre ou le problème des sans-parti est une transposition des dangers qui menaçaient l’écrivain lui-même lors de sa rédaction (1926). Panteleïmon Romanov parvient à restituer en quelques lignes une atmosphère post-révolutionnaire de plus en plus lourde, annonciatrice qu’à l’âge d’or ne tarderaient pas à succéder les années de plomb. Panteleïmon Romanov est un des rares écrivains russes à avoir créé une gamme aussi étendue de perceptions et de sentiments. Il manie avec une étonnante perfection différents styles d’écriture: parfois on croit reconnaître Anton Tchekhov dans ses descriptions de la nature, des amours impossibles, parfois l’humour grinçant de Mikhaïl Zochtchenko dans les petites scènes de la vie quotidienne, à la gare, dans une file d’attente, devant une boutique vide…

Les nouvelles de Panteleïmon Romanov, chroniques drôles ou tragiques, mais à l’ironie toujours mordante et à l’humour dévastateur, sont unies par le même thème: l’ambiance des années vingt en Russie.

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