La collection feuilles d’herbe propose dans une édition bilingue un recueil de poésie de Rose Ausländer traduit par les soins d’Edmond Verroul. Ce recueil, le dernier de la poétesse, s’intitule Je compte les étoiles de mes mots. Eloignés du lyrisme et de l’obscurité, les poèmes, très courts, forment de petites phrases, qui ne sont pas sans ressembler dans leur brièveté et leur fragilité aux haïkus japonais. La recherche de la simplicité ainsi que celle de Dieu traversent de manière diaphane l’ensemble de ces poèmes de la fin et de la finitude. La poète se consacre à la nuit, trois ans avant le grand arrêt, le grand regret. Cette fois l’exil est un retour chez soi, de l’autre côté, dans l’absolument inconnu.

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