«Pollueuse Tous des malins aux bâches sanglées et peaux vieillissantes, ils retournent leurs coudes sur les tables, (Cette envie de mettre ma tête dans une forêt). Dès que je vois un arbre coupé, j’écarte mes narines pour sentir son odeur de séché en corps blanc. Et toujours en miroir sur les routes les camions-citernes.»

L’analyse est clinique, sans empathie pour l’autre et encore moins pour soi-même. Elle fonctionne plutôt sur un mode ironique nourri d’objectivité. La langue est chirurgicale: elle tranche dans les parties malades, dissèque les impossibilités, met à nu les solitudes. Parfois, le récit est factuel jusqu’au vertige comme s’il s’agissait de décrire un rituel fixé depuis si longtemps que le sens en est perdu pour ceux qui l’effectuent et ceux qui y assistent: de ce fait doublement inéluctable.

 

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