Préface d’Élodie Bouygues.

La Célébration de la pomme de terre (…) n’est pas le texte anodin qu’il paraît : ces pages (…) dessinent en creux le portrait d’un homme, de sa vie intérieure, de ses goûts, de ses amitiés, et nous parlent de la curiosité éclectique d’un auteur qui s’amusa à recenser l’argot des séminaristes, à brosser la vie de Napoléon (dans le même siècle et aux antipodes, celle de saint Jean-Marie Vianney, curé d’Ars), ainsi qu’à rédiger d’innombrables et byzantins petits textes consacrés au timbre, au chapeau haut
de forme, au procès faits aux animaux, aux rues de Paris, à la poésie du droit, aux rites compagonniques, aux vœux de nouvel an, à l’usage du passé simple ou encore à la gloire du vin. Derrière l’humour et la fantaisie se tient une constante et poétique attention aux plus infimes détails du monde qui l’entoure, et un désir farouche de conserver tous les visages du vivant. La Célébration, petite encyclopédie portative du tubercule, participe à la fois de l’hagiographie et de l’« inventaire », titre d’un des premiers recueils de Follain et projet de toute une vie.
(Extrait de la préface)

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