Après son baccalauréat en 1895, Ramuz entreprend une licence de lettres, qu’il obtient en 1901. Il occupe quelque temps un poste de maître d’études au collège d’Aubonne. Mais cette expérience ne déclenche pas en lui le feu sacré de l’enseignement. Charles Ferdinand décide alors de se rendre à Paris afin de préparer, à la Sorbonne, une thèse de doctorat sur Maurice Guérin. Paris captive Ramuz : venu pour quelques mois dans la capitale française, il va y rester près de douze ans. Il déambule en solitaire dans les rues, fasciné par le spectacle de la ville. Très vite, il se rend compte que ce n’est pas un doctorat ès lettres qu’il ambitionne, mais une carrière d’écrivain. Il délaisse sa thèse et compose ses premiers textes : Le Petit Village (1903), les Petits Poèmes en prose, Aline (1905), La Grande Guerre de Sonderbund (1906), Aimé Pache, peintre vaudois (1911), Vie de Samuel Belet (1913).