Maurice Pianzola (1917-2004) est né à Genève d’un père venu du Piémont, braconnier et ouvrier d’usine. Il passe son enfance en Savoie. Il entre au Collège de Genève à 12 ans, où il subit parfois des quolibets racistes en raison de son nom aux consonances italiennes. Il adhère en 1936 aux Jeunesses communistes.

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, il est mobilisé et nommé sous-officier. À la fin des hostilités, il quitte Bâle où il était installé avec sa famille et entame un voyage à Paris, en Italie puis en Guinée. Passionné de littérature et d’histoire, Maurice Pianzola est alors un journaliste qui écrit de nombreux articles publiés dans le Journal de Genève, la Gazette de Lausanne ainsi que dans des revues spécialisées.

De retour à Genève, il commence à publier des livres mêlant histoire sociale et art. En 1962, il est engagé comme conservateur au Musée d’art et d’histoire où il œuvrera jusqu’à sa retraite en 1979. C’est dans le cadre de cette fonction qu’il découvrira le Brésil dont il deviendra un excellent connaisseur et à propos duquel il écrira deux ouvrages traduits dans plusieurs langues.