Amiens 1928 – Saisseval 2014

Après des études en France et en Allemagne, Pierre Garnier débute en poésie au sein de l’École de Rochefort. Il entre ensuite aux éditions André Silvaire qui deviendront, avec la revue Les Lettres, le pivot de la poésie spatiale, mouvement qu’il fonde dans les années 1960 avec sa femme Ilse Garnier. L’un des premiers introducteurs en France de l’expressionnisme et de l’œuvre du poète allemand Gottfried Benn, il est membre de la revue Dock(s), publie de nombreux livres d’artistes, et écrit aussi des textes en picard. Après sa rencontre avec Henri Chopin en 1958, Pierre Garnier se consacre à la poésie expérimentale, puis spatiale.

« Nous piétinons. L’esprit tourne. La poésie piétine » Tel est le début, dans un style opérant par répétition, addition et agglomérat, du Manifeste pour une poésie nouvelle, visuelle et phonique » publié dans Les Lettres en 1962. Le spatialisme, dont l’objectif est de traiter la langue comme matière et l’espace comme agent structurel, est devenu international avec des ramifications aux États-Unis, en Allemagne et au Japon.