Né en 1911 à Zürich, Max Frisch est l’un des auteurs suisses germanophones les plus importants de l’après-guerre, dont l’œuvre continue aujourd’hui à être lue et traduite, et les pièces jouées. Est notamment parue en février 2013 aux éditions Grasset une Esquisse pour un troisième journal.
Architecte de formation, il décide dès 1955 de se consacrer à son travail d’écrivain. Son œuvre comprend des romans et des pièces de théâtre, ainsi qu’un Journal : 1946-1949, découlant de plusieurs voyages dans l’Europe dévastée de l’après-guerre. Parmi ses ouvrages les plus connus, notons le roman Homo Faber (1957) et la pièce de théâtre Andorra (1961). Empreinte d’ironie, l’œuvre de Max Frisch analyse l’individu dans ses questionnements existentiels, ses « possibilités, ses intrications, ses renoncements » (Christa Wolf). Marqué par la seconde Guerre mondiale, Frisch va peu à peu abandonner sa position apolitique de départ pour questionner à travers ses écrits l’engagement de l’écrivain dans la société, les rapports entre politique et culture, ainsi que les liens entre l’écriture et la vie.