Poète, artiste et critique d’art, David Antin est né en 1932 à New York. Installé à San Diego depuis 1968, il a enseigné au département art de l’Université de Californie.

En 1972, il imagine les talk pieces, parfois appelées talk poems, en réécoutant sur son autoradio l’enregistrement d’une conférence (talk) qu’il vient de donner à des étudiants d’art à Pomona. La retranscription de cette conférence, sans capitales, virgules ni points, mais ponctuée de simples espaces blancs qu’il emploiera chaque fois que sur la bande il s’entendra respirer, devient le premier des talk poems: talking at pomona, publié dans un livre charnière (son cinquième livre), talking, qui marque l’abandon de la «forme poème»if someone came up and started talking a poem at you / how would you know it was a poem?

Il ne cesse depuis de «parler» (surtout dans des lieux destinés aux arts plastiques, musées, centres d’art ou galeries), d’enregistrer (David Antin est toujours accompagné, lors de ses «performances», d’un petit dictaphone) puis de retranscrire ses talk pieces qu’en trente ans il a réunies dans quatre livres: talking at boundaries (1976), tuning (1984), what it means to be avant garde (1993) et I never knew what time it was en 2005.

David Antin a, en outre, été le commissaire de plusieurs expositions d’artistes «post Pop» et d’une exposition consacrée à Fluxus.

Il est mort en octobre 2016.